La tuberculose demeure l’une des principales causes de morbidité et de mortalité en République du Congo, en République centrafricaine (RCA) et en Guinée. Les trois pays figurent parmi les contextes à forte charge de la sous-région et partagent des défis structurels comparables : fragilité des systèmes de santé, insécurité et déplacements de populations, inégalités de genre, violations des droits humains, barrières géographiques et financières, ruptures d’intrants et participation communautaire encore insuffisante. Malgré des progrès notables au cours de la dernière décennie — illustrés en RCA par un recul de l’incidence de 503 à 419 cas pour 100 000 habitants et de la mortalité de 82 à 47 décès pour 100 000 entre 2015 et 2024 —, la transmission communautaire persiste et les trajectoires nationales restent insuffisantes pour atteindre les cibles mondiales de l’OMS.
Les données 2024 confirment l’ampleur et, dans deux des trois pays, l’aggravation de la charge. La Guinée (près de 14,8 millions d’habitants, incidence estimée à 178 cas pour 100 000) et la RCA enregistrent chacune environ 4 600 décès, tandis que la République du Congo (près de 7 millions d’habitants) connaît la plus forte progression annuelle de la mortalité. Partout, un important déficit de détection subsiste, aggravé par la co-infection TB-VIH et par la montée de la tuberculose pharmacorésistante.
le rapport complet dans le lien ci-après : Rapport_Regional_CRG_Congo_RCA_Guinee_FR
