DRAF TB

Rapports d’études

Actualités, Cameroun, Rapports d'études

TB-MR : BRISER LES BARRIÈRES, RESTAURER LA DIGNITÉ.

Il est 5h47 du matin. La brume du mois de Mars 2026 couvre encore les toits de tôle du quartier Biyem-Assi, à l’ouest de la capitale Yaoundé. Dans une chambre d’à peine douze mètres carrés, Victry AGBOR partie de la ville Bamenda avec son époux poussé par la crise anglophone qui y sévit. Elle est debout dès l’aube, pas parce qu’elle le veut. Mais parce que son corps ne lui laisse pas le choix. La toux, d’abord sèche, puis grasse, la secoue par vagues successives, comme une marée qui refuse de se retirer. Sur la petite table en bois qui jouxte son lit, une rangée de comprimés soigneusement alignés dans un sachet plastique transparent. Six médicaments différents. Certains, grands comme des bonbons. D’autres, minuscules, presque dérisoires face à la bactérie qu’ils sont censés terrasser. Victry AGBOR les regarde chaque matin avec un mélange d’espoir et de lassitude….. l’article complet dans le lien ci-après : SANTE NATURE INFO édition Spéciale 2

Actualités, Rapports d'études

ÉTUDE DE LA SANTÉ MENTALE ET ISSUE THÉRAPEUTIQUE DE LA TUBERCULOSE MULTIRÉSISTANTE (TB-MR) SUR LE CAMEROUN.

La tuberculose multirésistante (TB-MR) constitue l’un des défis les plus complexes du système de santé camerounais, en raison de sa gravité clinique, des défis liés à sa prise en charge et de ses importantes répercussions sanitaires, psychologiques et sociales. Bien que les progrès thérapeutiques, notamment l’introduction de schémas entièrement oraux plus courts (6 mois), aient considérablement amélioré les résultats du traitement, les patients atteints de TB-MR restent confrontés à de nombreuses vulnérabilités susceptibles d’affecter leur qualité de vie, leur adhésion au traitement et leurs résultats thérapeutiques. La littérature internationale montre que less personnes atteintes de TB-MR présentent fréquence élevée de troubles de santé mentale, notamment de dépression et d’anxiété, avec des prévalences de dépression pouvant dépasser 50 % dans certaines cohortes de patients TB-MR (Duko et al., 2020 ; Ruiz-Grosso et al., 2020). Ces troubles sont associés à une diminution de l’adhésion au traitement, à une altération de la qualité de vie et à une augmentation du risque d’issues thérapeutiques défavorables (Ugarte-Gil et al., 2013 ; Ruiz-Grosso et al., 2020). Au Cameroun, bien que l’accompagnement psychosocial fasse partie du continuum des soins des patients atteints de TB-MR, notamment à travers l’intervention des accompagnateurs psychosociaux (APS), le dépistage systématique des troubles de santé mentale n’est pas encore mis en oeuvre à l’aide d’outils standardisés. De même, la documentation de ces dimensions dans les dossiers médicaux n’est pas intégrée de manière systématique aux pratiques de prise en charge. Dans ce contexte, TB People Cameroun et l’ONG FIS Cameroun, avec l’appui de Stop TB Partnership (projet CFCS 2025), ont conduit une évaluation programmatique visant à apprécier la prise en compte de la santé mentale au sein de la cohorte TB-MR et son influence sur les résultats du traitement, afin d’orienter les politiques nationales vers une approche intégrée et centrée sur le patient. Il s’agit d’une évaluation programmatique, et non d’une étude de recherche ; les présents constats reposent exclusivement sur des données documentaires anonymisées ainsi que des consultations volontaires ; ils sont présentés comme des constats d’évaluation, dépourvus de valeur inférentielle, et ne sauraient être assimilés à des résultats de recherche. Retrouvez dans le lien de l’étude de la Santé Mentale et Issue thérapeutique de la tuberculose multirésistante (TB-MR) sur  au Cameroun : Rapport Final Evaluation Santé Mentale TBMR Cameroun_

Actualités, Rapports d'études

ESTIMATION DES POPULATIONS CLÉS ET VULNÉRABLES DE LA TUBERCULOSE AU CAMEROUN.

La tuberculose demeure un problème majeur de santé publique au Cameroun et constitue un obstacle significatif à l’atteinte des objectifs de la stratégie End TB. En 2024, son incidence est estimée à 132 cas pour 100 000 habitants. Le pays a atteint les premiers jalons de la Stratégie pour mettre fin à la tuberculose, enregistrant une réduction de 38 % de l’incidence de la tuberculose et une réduction de 51 % des décès liés à la tuberculose, dépassant ainsi les objectifs respectifs de 20 % et 35%. Ces résultats soulignent toutefois la nécessité d’intensifier les interventions de prévention, de dépistage et de prise en charge, notamment au sein des populations les plus exposées et vulnérables, afin de maintenir le pays sur une trajectoire compatible avec les objectifs d’élimination de la tuberculose à l’horizon 2030. Les données de notification les plus récentes permettent d’actualiser l’analyse de l’écart entre cas estimés et cas effectivement diagnostiqués. En 2024, sur environ 37 750 cas attendus au regard de l’incidence rapportée, 27 153 cas toutes formes confondues ont été notifiés, dont 19 691 cas de tuberculose pulmonaire bactériologiquement confirmée (TB+). En 2025, ces chiffres s’établissent respectivement à 27 029 cas toutes formes et 19 175 cas TB+. L’écart de détection, ainsi réévalué, se situe désormais autour de 28 à 29%, contre environ 51%(46 000 cas estimés, seuls 22 492 ont été notifiés) en 2020. Cette évolution témoigne d’un renforcement réel des capacités de dépistage et de notification au cours des dernières années, réduisant sensiblement le réservoir de cas non diagnostiqués qui alimentait jusqu’alors la transmission communautaire. Malgré cette réduction notable de l’écart de détection, un déficit important persiste, révélant que la transmission demeure active et qu’un réservoir non négligeable de cas non diagnostiqués subsiste. Cette sous-détection affecte particulièrement les populations clés et vulnérables (PCV), qui supportent une part considérable du fardeau de la maladie. Il s’agit notamment des personnes vivant avec le VIH (PVVIH), dont le risque de développer une TB active peut être jusqu’à 18 fois plus élevé ; des détenus, chez qui l’incidence peut être jusqu’à 100 fois supérieure à celle de la population générale ; des enfants notamment les moins de 5 ans ; ainsi que des réfugiés, déplacés internes et populations vivant dans des conditions de grande précarité Dans ce contexte, l’ONG For Impacts in Social Health (FIS), en partenariat avec le Programme National de Lutte contre la Tuberculose (PNLT), a mené entre avril et juin 2026 un processus visant à estimer la taille des populations clés et vulnérables, conformément aux recommandations internationales en matière de ciblage des interventions. Les résultats montrent que certaines populations, bien que de taille relativement limitée, jouent un rôle significatif dans la dynamique de transmission. C’est notamment le cas des détenus (32 000 à 37 000), des travailleuses du sexe (100 000 à 250 000) et des usagers de drogues et drogues injectables (50 000 à 150 000). L’analyse de priorisation confirme leur importance stratégique : les prisonniers (détenus) (9,75/10), les PVVIH (9,25/10), les enfants (8,75) et les usagers de drogues et drogues injectables (8,75/10) apparaissent comme les groupes à plus fort impact. Au total quatre groupes ont été identifiés comme très prioritaires et deux à priorités élevées comme mentionné dans le tableau ci-dessous. Retrouvez dans le lien le rapport complet sur l’Estimation des population Clé et Vulnérables de la tuberculose au Cameroun : RAPPORT Final_Estimation KVP_CAMEROUN 2026

Côte d'ivoire, Rapports d'études

LANDSCAPE ANALYSIS CÔTE D’IVOIRE.

La tuberculose pharmaco résistante (TB-MR) touche différemment les hommes et les femmes en raison de facteurs biologiques, sociaux et structurels. Le genre influence l’accès au diagnostic, l’initiation et l’adhérence au traitement, ainsi que les résultats thérapeutiques. le document intégral : CoteIvoire_DRTB_Landscape

Niger, Rapports d'études

LANDSCAPE ANALYSIS NIGER.

La tuberculose pharmaco résistante (TB-MR) touche différemment les hommes et les femmes en raison de facteurs biologiques, sociaux et structurels. Le genre influence l’accès au diagnostic, l’initiation et l’adhérence au traitement, ainsi que les résultats thérapeutiques. le document intégral : Niger_DRTB_Landscape

Congo, Rapports d'études

LANDSCAPE ANALYSIS RDC.

La tuberculose pharmaco résistante (TB-MR) touche différemment les hommes et les femmes en raison de facteurs biologiques, sociaux et structurels. Le genre influence l’accès au diagnostic, l’initiation et l’adhérence au traitement, ainsi que les résultats thérapeutiques. le document intégral : DRC – GENDER DRTB Landscape Analysis

Bénin, Rapports d'études

LANDSCAPE ANALYSIS BÉNIN.

La tuberculose pharmaco résistante (TB-MR) touche différemment les hommes et les femmes en raison de facteurs biologiques, sociaux et structurels. Le genre influence l’accès au diagnostic, l’initiation et l’adhérence au traitement, ainsi que les résultats thérapeutiques. le document intégral :  Gender_DRTB_Landscape_Benin

Cameroun, Rapports d'études

LANDSCAPE ANALYSIS CAMEROUN.

La tuberculose pharmaco résistante (TB-MR) touche différemment les hommes et les femmes en raison de facteurs biologiques, sociaux et structurels. Le genre influence l’accès au diagnostic, l’initiation et l’adhérence au traitement, ainsi que les résultats thérapeutiques. le document intégral : CMR- GENDER DRTB Landscape template

Actualités, Rapports d'études, slide

Rapport CRG

En 2018, DRAF TB s’est engagée à promouvoir la « Déclaration de Cotonou » qui appelle au renforcement du partenariat stratégique avec les communautés et la société civile pour promouvoir des approches intégrées, menées par les communautés, autour des personnes affectées, basées sur le genre et les droits humains. C’est le prolongement de la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau des Nations Unies sur la tuberculose. A cet effet, en 2019, DRAF TB a reçu l’appui d’Expertise France à travers Alliance Côte d’Ivoire pour mener 3 évaluations CRG au Bénin, au Cameroun et au Niger. Au Cameroun, l’évaluation CRG a été conduite pendant 7 mois, de juin à décembre 2020. L’objectif global de l’évaluation CRG au Cameroun était de produire des informations stratégiques pour éclairer les interventions qui transformeront la réponse à la tuberculose en une réponse équitable, axée sur les droits humains et centrée sur les besoins des populations les plus affectées et vulnérables au Cameroun. De manière spécifique, il s’est agi de : (i)Examiner le cadre politique et juridique de la tuberculose, sur la base des conventions, cadres et directives internationales, régionales et mondiales ; (ii) Déterminer quels sous-groupes de la population devraient être considérés comme des populations clés et vulnérables dans la réponse à la tuberculose ; (iii) Évaluer dans quels milieux et à quelles étapes des soins les patients tuberculeux sont victimes de stigmatisation et quelles en sont les manifestations ; (iv) Evaluer l’impact du genre sur la vulnérabilité à l’infection tuberculeuse, l’accès aux services antituberculeux et les résultats de traitement ; (v) Élaborer des recommandations pour améliorer la réponse à la tuberculose afin qu’elle fournisse des services de prise en charge de la tuberculose inclusive et de qualité aux populations clés et vulnérables. Les questions d’évaluation ont concerné les cinq domaines suivants : (i) les populations clés y compris les barrières d’accès (ii) l’environnement juridique y compris les violations des droits, (iii) la stigmatisation, (iv) le genre et (v) l’engagement communautaire. Télécharger l’intégralité de ce rapport en suivant le lien ci-dessous : vf_CRG Rapport_2020

Le projet DRAF TB dans 12 pays, Rapports d'études, slide

RAPPORT EVALUATION DE BASE (MAF-TB DE L’OMS) EN AFRIQUE FRANCOPHONE.

Résumé exécutif : Le 16 septembre 2018, la toute première Réunion de haut niveau des Nations Unies sur la tuberculose s’est tenue à New-York. Celle-ci a conduit à la Déclaration politique sur la lutte contre la tuberculose, et énonce les engagements que les États membres doivent respecter pour éliminer la maladie d’ici 2030. La Déclaration a réaffirmé les objectifs mondiaux existants, tels que définis dans les Objectifs de développement durable (ODD) ; la stratégie Halte à la tuberculose et la Déclaration de Moscou pour mettre fin à la tuberculose. L’organisation mondiale de la santé a développé un cadre de redevabilité multisectoriel (CRM) ou MAF TB en anglais, pour mieux évaluer les progrès réalisés dans l’atteinte des objectifs de la stratégie de l’OMS pour mettre fin à la tuberculose d’ici 2030. Un document supplémentaire appelé ‘’Listes de contrôle’’ a été produit par l’OMS pour permettre aux pays et différentes parties prenantes du niveau national, régional et global d’évaluer de manière autonome, les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la Déclaration politique. DRAF TB, la Dynamique de la Réponse d’Afrique Francophone sur la tuberculose, s’est engagée à mesurer les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la Déclaration politique en Afrique Francophone de l’Ouest et du Centre. Un appui de Stop TB Partnership dans le cadre de Challenge Facility for Civil Society Round 9 (CFCS) a permis de faire le suivi des engagements de la déclaration politique de la réunion de haut niveau des nations unies sur la TB dans 12 pays de l’Afrique francophone : Benin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo ; Côte d’Ivoire, Gabon ; Guinée, Niger, Sénégal, Tchad, RDC. L’objectif général est de conduire une analyse de base de la mise en œuvre des cadres de redevabilité multisectoriel (CRM) dans 12 pays en Afrique Francophone de l’Ouest et du centre avec les ‘’Listes de contrôle’’ de l’OMS. De manière spécifique : (i) Faire ressortir un cadre fournissant une vue d’ensemble des engagements, des actions, du suivi et de la notification et des mécanismes d’examen, ainsi que des mesures prises afin d’étayer, de renforcer et/ou de préserver une responsabilisation rigoureuse. (ii) Proposer des recommandations pour la mise en place des cadres de redevabilité multisectoriel de la tuberculose. L’évaluation a utilisé une combinaison des approches quantitatives et qualitatives afin de fournir une vision meilleure des efforts conduit dans les pays pour la mise en œuvre des quatre composantes du cadre de redevabilité multisectoriel. Plusieurs méthodes ont été utilisées pour conduire l’évaluation : il s’agit notamment de la revue documentaire, l’approche quantitative et l’approche qualitative. Un échantillon restreint constituer des programmes nationaux de lutte contre la tuberculose du Benin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo ; Côte d’Ivoire, Gabon ; Guinée, Niger, Sénégal, Tchad, RDC ; été définit pour l’évaluation. Les listes de contrôles de l’OMS ont été utilisées comme unique outil pour conduire des entretiens semi-directifs avec les PNLT. Les informations collectées ont été épurées avec l’appui des points focaux TB des bureaux pays de l’OMS qui ont procédés à la relecture des informations fournies. Toutes les données ont été analysées avec le logiciel Nvivo 12 par un raccordement sur les quatre principales variables du cadre de redevabilité (Engagements – Actions – Suivi & Notification – Examen). L’évaluation a pris en compte d’une part le cadre de responsabilisation, et d’autre part les trois annexes du cadre de responsabilisation. i. Cadre de responsabilisation multisectoriel : Le tableau suivant, présente les principaux résultats de l’évaluation sur les quatre composantes du cadre de redevabilité multisectoriel dans les 12 pays avec un aperçu de la situation régionale. Il s’agit : (i) des engagements, (ii) des mesures, (iii)du suivi et notification, et (iv) de l’examen. Engagements : Tous les pays qui sont des États Membres des Nations Unies ont pris l’option de traduire en politiques et objectifs nationaux les engagements suivants : Objectifs de développement durable pour 2030 (2016-2030) : Cible 3.3 pour mettre fin à l’épidémie de TB, et d’autres objectifs pertinentes ; Stratégie ‘Mettre fin à la TB’ de l’OMS (2016-2030 et résolution 67.1 de l’AMH associée) ; Déclaration de Moscou de la Conférence ministérielle mondiale de l’OMS sur l’élimination de la TB (2017) et résolution associée WHA71.3 (2018) ; D. Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la TB (2018) – adaptée au niveau national. Dans les 12 pays évalués ; la planification a été lancée dans 20% ; la mise en place à environ 34%, alors qu’il faut renforcer le processus dans 42%. En terme de planification, des efforts ont été enregistrés en Guinée et au Sénégal (60%) et moins au Niger (10%) et au Bénin (20%).Dans la mise en œuvre, le Burundi, Congo, Gabon et RDC sont à 50% alors que la Guinée se retrouve à 10%. Ces engagements doivent ‘’être renforcé’ ’au Niger (70%), au Gabon (60%) et 50 % respectivement au Burundi, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée et Tchad. On constate également une forte dépendance aux financements extérieurs, notamment du Fonds mondial pour tous les 12 pays évalués. Au Burundi, cette dépendance est évaluée à plus de 90%. La recherche et l’innovation restent pour les 12 pays des maillons faibles de la lutte contre la Tuberculose. Ces domaines font partie des activités de lutte contre la tuberculose peu prise en compte. La multisectorialité de la lutte contre la TB est au stade embryonnaire et est à renforcer. Actions : Des efforts réalisés pour mettre en place toutes les Actions recommandées sont estimés à 53% dans les 12 pays évalués. Le Niger 92%, le Burkina Faso 72% et la Guinée71% se démarquent particulièrement. Plusieurs mesures restent à renforcer, particulièrement au Burundi et au Gabon. La planification est également forte au Tchad, Sénégal et Benin. L’élaboration et l’adoption d’un cadre national de redevabilité multisectorielle pour la riposte contre la TB est à renforcer dans la plupart des pays. L’engagement des autres départements ministériels et des parlementaires restent très limités. Les évaluations effectuées par la société civile ne sont pas effectives. Sur les 12 pays évalués seuls 04 ont réalisé une évaluation de l’environnement juridique et

Retour en haut